THRIPS
Le Thrips Californien (Frankliniella occidentalis)
Informations
Noms communs : Thrips, Bête d’orage ou Bête de chaleu
Noms scientifiques : Frankliniella spp., Thrips spp., Heliothrips spp., etc…
Plantes affectées : Toute les cultures
Activité : Toute l’année (sous serre et tunnel)
Cycle : 7 à 12 générations par an
Cycle de vie : Les œufs de thrips éclosent en 2 à 12 jours en larves du premier stade qui durent quelques jours avant de devenir le deuxième stade (4 à 10 jours). Les larves se développent en pré-pupes et pupes, souvent dans le sol ou le compost. Les stades nymphaux peuvent durer de quelques jours à plusieurs mois selon la température. Six stades se succèdent de l’œuf à l’adulte sur plusieurs semaines. La durée de développement est inversement proportionnelle à la température. Les thrips peuvent passer l’hiver en diapause ou être actifs toute l’année, selon l’espèce.
Symptômes
Les feuilles peuvent présenter une argenture, une décoloration ou des déformations. Les boutons floraux et les fleurs peuvent être déformés, et des taches noires, provenant des excréments des thrips, peuvent être visibles. Les jeunes pousses peuvent être particulièrement affectées, entraînant des feuilles déformées ou bouclées. Une infestation sévère peut retarder la croissance de la plante. La présence de thrips peut être détectée par une inspection visuelle, en particulier sur la face inférieure des feuilles.
Acclimatation
Les thrips sont des insectes qui peuvent prospérer dans une variété de conditions climatiques, mais ils sont généralement plus actifs et prolifiques à des températures plus chaudes, avec une préférence pour des climats subtropicaux ou tropicaux. Ils peuvent également être favorisés par une humidité relative élevée.
La lutte
Les ennemis naturels fournissent un contrôle biologique partiel à complet sur la plupart des cultures.
Orius laevigatus est un prédateur couramment utilisé pour combattre les thrips, et plus particulièrement le Frankliniella occidentalis. Ce prédateur se nourrit de tous les stades de thrips, mais peut également se nourrir d’acariens, de pucerons ou d’autres petits insectes comme source de nourriture alternative. La souche d’O. laevigatus introduite dans les serres n’entre pas en diapause et peut donc être
utilisée dès la présence de proies. Par contre, O. majusculus entre en diapause et ne peut être introduit efficacement qu’à partir du printemps.
Anthocoris nemoralis, Nesidiocoris tenuis et Macrolophus pygmaeus sont des punaises prédatrices aussi utilisées pour la lutte biologique contre les thrips.
Macrolophus pygmaeus et Transeius montdorensis sont des acariens prédateur utilisé pour le contrôle biologique des insectes ravageurs du sol. Ils se nourrissent de petits organismes du sol, y compris les larves de thrips.
Les acariens prédateurs Amblyseius swirskii et Neoselulus cucumeris sont largement utilisés contre les thrips. Ceux-ci attaquent principalement les larves du premier stade et à titre préventif.
D’autres méthodes sont également utiles pour lutter contre les thrips :
- PLANTA-Lobularia : une « plante piège » car son pollen attire les ravageurs et ceux-ci habitent la lobulaire au lieu de la culture principale joue un double rôle. D’une part, elle est utilisée comme plante réservoir pour les prédateurs et les parasitoïdes, en plus de maintenir une population d’Orius laevigatus suffisamment élevée pour lutter efficacement contre le ravageur des thrips.
- Les thrips n’aiment pas l’eau et donc arroser les plantes par-dessus les gênent,
- Enlever et détruire les plantes attaquées,
- Changer le substrat si la plante a été attaquée car une partie de leur cycle se fait au sol