Pucerons
Puceron du Melon ou Coton (Aphis gossypii)
Puceron vert du Pêcher (Myzus persicae)
Puceron vert et rose de la pomme de terre
(Macrosiphum euphorbiae)
Informations
Noms communs : Pucerons
Noms scientifiques : Aphis spp., Macrosiphum spp. Myzus spp., Chaetosiphon spp., etc…
Plantes affectées : Toute les cultures
Activité : Principalement de Mars à Octobre
Cycle : Plusieurs générations par an
Cycle de vie : La majorité des pucerons passent l’hiver sous forme d’œufs. Leur reproduction est essentiellement de deux types :
La reproduction asexuée, appelée parthénogenèse, a lieu du printemps à l’automne et favorise leur prolifération rapide.La reproduction sexuée a lieu à la fin de l’automne ou lorsque la source de nourriture devient plus rare. Les pucerons femelles ailés apparaissent et pondent des œufs qui vont hiverner jusqu’au printemps suivant ou créer une nouvelle colonie.
Symptômes
Une infestation de pucerons sur une plante peut se manifester par plusieurs symptômes. Ces signes incluent des déformations des feuilles, un miellat collant sécrété par les pucerons, un changement de couleur des feuilles, un retard de croissance, la formation de colonies sur certaines parties de la plante, la présence d’œufs ou de nymphes, et la distorsion des fleurs.
Acclimatation
Les pucerons sont présents dans une variété de climats, mais ils sont plus actifs et prolifiques dans des conditions tempérées à chaudes. Ils sont souvent plus fréquents au printemps et en été, préférant des températures modérées à élevées. Bien qu’ils puissent tolérer des conditions sèches, une humidité accrue peut favoriser leur survie. Les pucerons peuvent se développer dans divers environnements, allant des régions tempérées aux climats tropicaux, et leur adaptabilité aux conditions environnementales contribue à leur succès en tant que ravageurs agricoles.
La lutte
Il est relativement facile de contrôler les pucerons, surtout si vous agissez rapidement. Assurez-vous de vérifier vos plantes plusieurs fois par semaine, et n’oubliez pas de regarder sous les feuilles.
Les trois espèces, Aphidius colemani, Aphidius ervi et Aphelinus abdominalis, sont des insectes parasitoïdes qui jouent un rôle important dans la régulation des populations de pucerons, ravageurs courants des cultures.
Aphidius colemani est une petite guêpe parasitoïde qui cible principalement les pucerons, en particulier les espèces de pucerons des cultures maraîchères et ornementales. Aphidius ervi est une guêpe parasitoïde légèrement plus grande que Aphidius colemani, qui cible également les pucerons, en particulier les espèces de pucerons présentes sur les cultures légumières. Aphelinus abdominalis est aussi une petite guêpe parasitoïde, il parasitise une variété de pucerons, y compris des espèces qui sécrètent du miellat.
Aphidius matricariae est une guêpe parasitoïde qui cible en particulier le puceron du pêcher, le puceron de melon et autres espèces de petite taille.
Le prédateur Aphidoletes aphidimyza possède une capacité de recherche unique qui en fait un complément parfait aux parasitoïdes. Il est comparable à la recherche d’une aiguille dans une botte de foin. Les adultes pondent près des foyers, et les larves peuvent en dévorer jusqu’à 100 par jour.
Adalia bipunctata : les pucerons sont leur nourriture favorite. Leur appétit varie de 50 ou 70 insectes par jour, pour larves et adultes, respectivement. Ils peuvent également se nourrir d’autres ravageurs comme les acariens, les cochenilles, les mouches blanches, les psylles..
Chrysoperla carnea : Les larves de chrysopes, en particulier, sont des prédateurs redoutables, capables de consommer jusqu’à 500 pucerons au cours de leur cycle. Elles peuvent également s’attaquer aux œufs et aux jeunes larves de lépidoptères, de cochenilles et d’acariens. Pour une méthode préventive, il est recommandé d’utiliser 10 larves de chrysopes par mètre carré, et pour une méthode curative, il faudrait utiliser 30 larves de chrysopes par mètre carré.
S.rueppellii et E. balteatus sont des espèces de prédateurs qui se nourrit de toutes sortes de pucerons, en particulier les Macrosiphum. Les femelles pondent leurs œufs près des colonies de pucerons pour que les larves puissent se nourrir facilement après leur éclosion. Ces prédateurs sont connus pour leur capacité à s’attaquer aux pucerons, mais ils peuvent également se nourrir d’aleurodes, de thrips et d’araignées rouges. Ils préfèrent les zones avec un taux d’humidité faible et sont principalement actifs au crépuscule, se cachant durant la journée.
D’autres méthodes sont également utiles pour lutter contre les pucerons :
- PLANTACONTROL : Rhopalosiphum padi et Sitobion avenae sont des pucerons des céréales que nous fournissons, hébergés dans les plants de blé. L’objectif est de maintenir une population de pucerons inoffensifs dans la culture dans laquelle on souhaite lutter contre un puceron ravageur.
- Éliminer régulièrement les mauvaises herbes et les débris végétaux autour des cultures.
- Éviter l’excès d’irrigation, qui peut favoriser la croissance excessive des plantes et créer un environnement propice aux pucerons.