Charançon du palmier

Originaire d’Indonésie et du sud de l’Inde, cette plante est apparue en France en 2006 et s’est rapidement répandue de la côte méditerranéenne jusqu’au Languedoc-Roussillon. Le développement de cette espèce en Europe a été largement favorisée par la vente et l’exportation de palmiers.

Informations

Noms communs : Charançon rouge des palmiers

Noms scientifiques : Rhynchophorus ferrugineus

Plantes affectées : Palmiers de type Phoenix canariensis et dactylifera, Washingtonia spp, Trachycarpus

Activité : Toute l’année

Cycle : 1 à 2 générations par an

Cycle de vie : Le cycle de développement du ravageur se déroule sur 4 mois et se passe dans les palmes ou le stipe. Les femelles pondent des œufs à la base des jeunes palmes ou dans des blessures sur les troncs. Les larves se nourrissent des tissus végétaux en forant des galeries pendant 1 à 3 mois. Les adultes émergent des cocons cylindriques et ovales après deux ou trois semaines.

Symptômes

Les signes les plus courants d’une attaque sont les feuilles flétries au centre de la couronne, qui peuvent finir par se dessécher et rester accrochées. Bien que les adultes puissent endommager les feuilles, les larves sont les plus nuisibles car elles se nourrissent de l’intérieur de la partie vivante de la paume. L’infestation conduit souvent à la mort des palmiers.

Acclimatation

Originaire des régions tropicales d’Asie du Sud-Est, s’est adapté à divers climats, mais il préfère les climats chauds. Il prospère dans des températures comprises entre 25°C et 37°C, avec une activité optimale dans des environnements chauds et humides. Pendant les hivers plus froids, le charançon peut entrer en hivernage pour réduire son activité métabolique.

La lutte

Heterorhabditis bacteriophora​, est efficace pour contrôler les ravageurs à différents stades larvaires. Les nématodes pénètrent activement dans le corps des insectes hôtes et libèrent des bactéries symbiotiques (Photorhabdus spp.) qui provoquent rapidement la mort du ravageur. Ils se multiplient ensuite à l’intérieur de l’hôte, contribuant ainsi à réduire durablement les populations et à maintenir un équilibre biologique dans le sol.

D’autres pratiques sont également utiles pour optimiser l’efficacité de Heterorhabditis bacteriophora :

  • Assurez-vous que le sol est suffisamment humide avant et après l’application, car les nématodes se déplacent dans le film d’eau du sol.

  • Appliquez le produit à l’abri de la lumière directe du soleil (de préférence le soir ou par temps couvert) et évitez les sols trop secs ou trop froids.

  • Maintenez une bonne gestion du sol (aération, structure, matière organique) afin de favoriser la survie et l’activité des nématodes.

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Heterorhabditis bacteriophora​